Farniente chic à Sanur et à Bukit
Plus cossue et plus tranquille que Kuta (à 10 km au sud-est de denpasar) Sanur et sa plage attirèrent dès les années 30 toute une faune d’artiste et d’intellectuels, dont l’anthropologue américaine Margaret Mead, le peintre allemand Walter Spies et l’acteur Charlie Caplin. Cette localité est devenue une pépinière d’hôtels de luxe. Certains, comme le Tanjung Sari, qui a recu en 1982 le prix Aga Khan d’architecture, sont très reussis. Ils sont pour la plupart composés de bungalows éparpillés autour d’une piscine qui fait concurrence à la plage.
Protégée des courants par une barrière de corail, la plage invite à la détente. À proximité, le musée Le Mayeur, proche du vénérable Bali Beach hôtel, occupe l’atelier habité par ce peintre belge de 1932 à 1958.
Pour quelques miliers de rupiah, les pêcheurs du coin emmènent les amateurs de plongée autour des récifs de la Petite-Île de Lembongan. Bien plus vaste mais fort peu touristique, sa voisine Nusa Penida est réputée pour héberger le terrible démon Jero Gede Mecaling, dont la légende est perpétuée par des marionnettes géantes. Autre île proche de Sanur, Serangan mérite une visite pour ses parcs à tortues et son temple du XVIe siècle, le Pura Sakenan, très animé lors de son festival anniversaire.
Au sud de l’aéroport, le plateau aride de la péninsule de Bukit s’achève en à-pic dans la mer. Là, à l’extrémité ouest, le Pura Luhur Uluwatu avance ses meru, les tourspagodes à plusieurs toits des temples balinais, droit au-dessus des flots qui font rage 250 m plus bas. Vertigineusement étiré sur un promontoire, ce temple frappe aussi par la sobriété de son architecture. Figurant parmi les lieux les plus sacrés de l’île, il est envahi par les processions lors du nouvel an. Les rouleaux qui s’écrasent en contrebas sont très appréciés des surfeurs.
Sur la côte ouest de la péninsule, Nusa Dua a été transformée depuis les années 80 en pôle touristique haut de gamme. Les établissements cinq étoiles y abondent (on y trouve notamment le village du Club Méditerranéen).
Une fois par an, diable et démons sont invités à visiter Bali.
À Sanur, dans cette petite banlieue de Denpasar, on célèbre, comme partout dans l’île, la nuit de Tawur Kesanga. Les habitants construisent de gigantesques Ogoh Ogoh de papier mâché qui répresentent les mauvais esprits et que l’on promène dans les rues. Après la fête, on brûle les chars pour se débarrasser symboliquement des forces du mal.






